En bref
Un devis sans réponse n'est pas un devis perdu. Le plus souvent, le client n'a pas dit non : il est occupé, il hésite, ou il compare. Une relance claire et bien placée fait souvent la différence entre un devis oublié et un chantier signé.
La méthode tient en trois points :
- Relancez 2 à 3 fois, pas plus, espacées dans le temps.
- Première relance vers J+3, deuxième vers J+7, dernière vers J+14.
- Restez court, utile et poli : rappelez le projet, proposez votre aide, laissez une porte ouverte.
1 Pourquoi relancer un devis
Quand un client demande un devis, il est intéressé. Mais entre le moment où il le reçoit et celui où il décide, beaucoup de choses se passent : il reçoit d'autres devis, il a un imprévu, il met le sujet de côté « pour plus tard ». Sans relance, votre devis se noie dans sa boîte mail.
Relancer, ce n'est pas harceler. C'est montrer que vous suivez le projet et que vous êtes disponible. Pour beaucoup d'artisans, c'est aussi un avantage simple : la plupart des concurrents ne relancent pas, ou mal. Une relance soignée vous démarque.
2 Quand relancer : le bon timing
Le bon moment dépend du type de projet, mais un rythme simple fonctionne dans la plupart des cas.
Vérifier la bonne réception
Trois jours après l'envoi, le devis est encore frais dans la tête du client, mais il a eu le temps de le lire. C'est le bon moment pour vérifier qu'il l'a bien reçu et lui demander s'il a des questions. Trop tôt (J+1), vous paraissez insistant. Trop tard, votre devis est déjà enterré.
Apporter quelque chose en plus
Une semaine après, le client a souvent comparé avec d'autres offres. C'est le moment d'apporter quelque chose en plus : rappeler votre disponibilité, proposer un échange par téléphone, ou préciser un point du devis. Évitez de répéter mot pour mot le premier message.
La relance de clôture
Au bout de deux semaines, c'est la relance de clôture. L'objectif n'est plus de convaincre à tout prix, mais d'obtenir une réponse — même négative — et de laisser une bonne impression pour de futurs projets. Au-delà de 2 ou 3 relances, insister n'apporte plus rien.
Bon à savoir : ce rythme J+3 / J+7 / J+14 est le réglage par défaut de Relance-Devis. Vous pouvez l'adapter à votre métier et à l'urgence de chaque projet.
3 Comment relancer par mail
Le mail est le canal le plus simple pour relancer : il laisse une trace écrite et n'oblige pas le client à répondre sur-le-champ. Un bon mail de relance est court et tient en quatre temps.
Un objet clair
Rappelez le projet dès l'objet — par exemple « Votre devis pour [le projet] ». Le client doit retrouver votre dossier en un coup d'œil.
Un rappel du contexte
La date d'envoi et la nature des travaux, pour que le client retrouve tout de suite de quoi il s'agit.
Une proposition d'aide
Répondre à ses questions, ajuster la proposition, fixer un créneau. Vous montrez que vous êtes disponible, sans forcer.
Une porte de sortie polie
Invitez le client à répondre, même brièvement, même pour dire non. Une réponse négative reste une réponse qui vous fait gagner du temps.
Gardez un ton simple et personnel. Rappelez toujours le chantier concerné : ça montre que vous connaissez son dossier et que ce n'est pas un message automatique impersonnel.
👉 Pour gagner du temps, partez de modèles prêts à l'emploi : voir nos 10 modèles d'emails de relance de devis (première relance, deuxième, finale, après un appel, devis expiré).
4 Relancer par téléphone
Le téléphone est plus direct que le mail, et souvent plus efficace pour les devis importants ou quand le client ne répond pas aux mails. Il demande un peu plus de préparation.
Préparez votre appel
Ayez le devis sous les yeux et une raison claire d'appeler : « je voulais m'assurer que vous l'aviez bien reçu et répondre à vos questions ».
Restez à l'écoute
Un appel sert surtout à comprendre où en est le client — budget, délai, hésitation — pas à forcer la décision.
Confirmez par écrit
Après l'appel, un court mail qui résume ce que vous vous êtes dit rassure le client et garde une trace.
Le téléphone se combine bien avec le mail : par exemple un mail à J+3, puis un appel à J+7 si pas de réponse.
5 Les erreurs à éviter
- Ne pas relancer du tout. C'est l'erreur la plus fréquente — et la plus coûteuse.
- Relancer trop tôt (le lendemain de l'envoi) : vous paraissez pressé ou insistant.
- Répéter le même message à chaque relance : apportez à chaque fois un élément nouveau.
- Être culpabilisant (« je n'ai toujours pas de réponse… ») : restez positif et professionnel.
- Dépasser 2-3 relances : au-delà, vous fatiguez le client sans gagner le chantier.
- Oublier de rappeler le projet : un message générique donne l'impression d'un envoi en masse.
6 Automatiser ses relances
Relancer chaque devis à la main, au bon moment, c'est facile à oublier quand on est sur les chantiers. C'est là qu'un outil aide.
Relance-Devis.fr envoie vos relances automatiquement, depuis votre propre adresse email (le client ne voit pas de différence avec un mail que vous auriez écrit), au rythme que vous choisissez. Les messages sont personnalisés, et les relances s'arrêtent toutes seules dès que le client répond. L'outil a été conçu pour les artisans, freelances et TPE.
Questions fréquentes
Au bout de combien de temps relancer un devis ?
Comptez environ 3 jours après l'envoi pour la première relance, puis une semaine, puis deux semaines. C'est un rythme indicatif, à adapter selon l'urgence du projet.
Combien de fois peut-on relancer un client ?
2 à 3 fois suffisent dans la grande majorité des cas. Au-delà, vous risquez d'agacer le client sans améliorer vos chances.
Faut-il relancer par mail ou par téléphone ?
Le mail convient à la première relance et laisse une trace écrite. Le téléphone est plus efficace pour les devis importants ou quand le client ne répond pas aux mails. Le mieux est souvent de combiner les deux.
Que faire si le client ne répond jamais ?
Après une dernière relance polie vers J+14, laissez le dossier ouvert sans insister. Un mot courtois (« je reste disponible si votre projet se concrétise ») garde la porte ouverte pour l'avenir.